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CANgate — surfacturations infrastructures CAN 2021
18 août 2026
CANgate : les surfacturations présumées des infrastructures de la CAN 2021 au Cameroun
L'essentiel en bref
Le Cameroun aurait englouti plus de 1,5 milliard d'euros dans la construction et la rénovation de stades et d'infrastructures pour organiser la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). Selon des audits publiés fin 2025 et en 2026 par la Chambre des Comptes camerounaise et par le cabinet PEPS, mandaté dans le cadre d'un programme de la Banque Mondiale, une partie de ces dépenses correspondrait à des surfacturations. Le préjudice serait estimé à plus de 1200 milliards de FCFA. À ce jour, aucune sanction judiciaire n'est connue dans ce dossier : il s'agit pour l'instant d'un constat d'audit, non d'un verdict de justice. Les institutions concernées sont le MINSEP (ministère des Sports), la Task Force de la Présidence, et le Comité d'Organisation de la CAN (COCAN).
Chronologie des faits
- 2016-2019 : La Confédération Africaine de Football (CAF) retire au Cameroun l'organisation de la CAN 2019, alors que des dépenses avaient déjà été engagées sur les chantiers d'infrastructures.
- 2016-2022 : Les chantiers se poursuivent, en vue d'une organisation reportée. Les dépenses globales évoquées pour l'ensemble de ces infrastructures dépasseraient 1,5 milliard d'euros.
- Janvier-février 2022 : La CAN se tient finalement au Cameroun.
- Fin 2025-2026 : Des audits menés par la Chambre des Comptes camerounaise, d'une part, et par le cabinet PEPS pour le compte d'un programme de la Banque Mondiale, d'autre part, documenteraient des surfacturations sur ces chantiers, avec un préjudice estimé à plus de 1200 milliards de FCFA.
Note de prudence : les sources disponibles ne détaillent pas, à ce stade, les responsabilités individuelles précises au sein du MINSEP, de la Task Force ou du COCAN. Aucun nom de personne mise en cause n'est confirmé dans les documents consultés pour cet article.
Combien d'argent, et où en est la justice
- Dépenses globales évoquées : plus de 1,5 milliard d'euros pour l'ensemble des chantiers d'infrastructures liés à la CAN.
- Préjudice estimé par les audits (2025-2026) : plus de 1200 milliards de FCFA, selon la Chambre des Comptes et le cabinet PEPS.
- Statut judiciaire : ce dossier reste, en l'état des informations disponibles, au stade de l'audit administratif et financier. Aucune sanction judiciaire n'est connue à ce jour. Il convient donc de parler de surfacturations alléguées ou documentées par des audits, et non de faits établis judiciairement — la présomption d'innocence s'applique pleinement à toute personne ou entité qui pourrait être mise en cause ultérieurement.
Pourquoi ce dossier compte
Ce dossier illustre, selon les documents d'audit cités, l'écart entre les sommes mobilisées pour un événement sportif d'envergure continentale et l'usage qui en aurait été fait. Si les montants évoqués par les audits se confirmaient, il pourrait s'agir de l'un des cas de mauvaise gestion des deniers publics les plus importants documentés au Cameroun ces dernières années, avec des implications potentielles pour la confiance des partenaires internationaux (dont la Banque Mondiale, à l'origine du mandat confié au cabinet PEPS) dans la gestion des grands projets d'infrastructure publique. Il conviendra de suivre attentivement les suites données à ces audits : saisine éventuelle de la justice, restitutions, ou absence de suite.
Sources
- France Info — Le fiasco de la CAN au Cameroun
- CONAC (Commission Nationale Anti-Corruption) — Rapport 2021
Cet article s'appuie exclusivement sur les sources et faits fournis. Le dossier étant documenté par un nombre limité de sources à ce stade et n'ayant fait l'objet d'aucune décision judiciaire connue, il fait l'objet d'un niveau de confiance moyen à faible : ces informations pourront être complétées ou précisées à mesure que d'autres sources deviendront disponibles.
